Le Jazz comme on l'aime ...

Prochaine Réunion

samedi 24 juin 2017 à 21h

Les nouveautés du disque et diverses vidéos

Pierre CHRISTOPHE nous propose des nouveautés comme quelques extraits de la série de 9 CD de La Grande Parade du Jazz de Nice 1979.


On peut y entendre une foule de géants du jazz comme Carrie Smith, Mary Lou Williams, Harry Edison, Eddie Lockjaw Davis, Illinois Jacquet et bien d'autres.
Plus quelques extraits vidéo de concerts récents de notre club.

Prochain Concert

jeudi 4 mai 2017

GUILLAUME NOUAUX TRIO

Organisé par le
Hot Club Marennes-Oléron
en partenariat avec la
Mairie de MARENNES


Guillaume Nouaux nous propose Un voyage en Louisiane au début du siècle dernier, dans l'atmosphère des trios mythiques de La Nouvelle-Orléans...

Guillaume Nouaux à la batterie accompagné de Jérôme Gatius (photo) à la clarinette et Didier Datcharry au piano, interprète un répertoire ancré dans la tradition du jazz des origines, où se mêlent des airs de ragtime, de blues, de swing et des airs populaires de La Nouvelle-Orléans.

Habitué à sillonner l'Europe, le Guillaume Nouaux Trio a su fédérer un large public de connaisseurs et d'amateurs de jazz traditionnel, mais aussi un public simplement heureux de passer un bon moment en compagnie de musiciens généreux et qui aiment partager l'esprit festif de cette musique.

Un spectacle à ne pas manquer.

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(Duke Ellington)

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Echos des concerts du
Hot Club Marennes-Oléron

QUARTET PATRICK BACQUEVILLE SAMEDI 19 MARS CITADELLE DU CHATEAU D'OLERON

Rendre compte de ce concert, c’est reprendre ce que nous avions dit de la prestation de ce même groupe à Vaux sur Mer il y a quelques mois. Le talent de ces 4 musiciens n’a plus besoin d’être vanté ; ce qui est apparu pourtant avec plus d’évidence, c’est combien ce groupe est soudé et donne un son reconnaissable, personnel. Patrick Bacqueville nous a entrainé sur les traces de Vic Dickenson dont il se revendique disciple et dont il a l’aisance mélodique et l’amour des exposés, cet art si difficile de faire chanter une mélodie et d’en tirer toute la sève avant d’en développer les harmonies. Et pour le développement, Patrick ne craint personne et le fait toujours avec justesse et ce qu’il faut de fantaisie, d’humour juste bien dosés. Dickie Wells et Tyree Glenn ont eux aussi eu droit à une plus courte évocation tout aussi réussie.

Patrice Authier a été pour moi une révélation. Il s’est montré soliste de classe et plus encore accompagnateur efficace, complémentaire et adéquat à tout moment, apportant une voix sous-tendant parfaitement le discours de Patrick. Cet apport juste et précis m’a rappelé celui que savait si bien distiller Red Richards, bien que leurs deux styles n’aient guère de points communs par ailleurs.

Ce sont les mêmes qualités que l’on reconnaît chez Pierre Maingourd un de nos 2 ou 3 meilleurs bassistes au son rond et plein et chez Stéphane Roger batteur qui bat pour la formation et pas pour lui sans se soucier de ce qui se passe à côté. Un toucher incisif, soyeux mais aussi puissant quand il faut et pas n’importe quand.

Il faut dire que si l’on a pu jouir à ce point de l’homogénéité de la formation et entendre le moindre frémissement, percevoir chaque instrument avec précision, c’est aussi grâce à l’acoustique de la nouvelle salle de cette Citadelle du Château que l’on peut qualifier de rare. On a hâte d’entendre d’autres formations dans d’aussi bonnes conditions.

NIKKI ET JULES et JUST SWING A SAINT PIERRE D'OLERON

A chacune des prestations de ces deux-là, on est assuré que ce sera un déferlement de swing, d’énergie, de musique et un « show » digne d’une revue alors que la seule Nicolle Rochelle est sur scène à côté des musiciens. Ce fut bien sûr le cas ce soir-là.


Même prévenus, nous n’en sommes pas moins secoués jusqu’au fond de nos (confortables) fauteuils de cette salle qui pourtant en a vu d’autres ! Pas un instant de répit !

Que ce soit Julien Brunetaud délivrant un déluge digne des Amos Milburn, Albert Ammons, Jay Mac Shann ou Pete Johnson. Que ce soit Nicolle chantant, dansant, animant la scène en permanence, tout vous fend le visage d’un sourire de bonheur. Et la rythmique ? Ah oui, la rythmique avec un Bruno Rousselet à la basse, Julie Saury à la batterie, Jean Baptiste Gaudray à la guitare, comment voulez-vous lutter contre ça ?


Cerise sur le gâteau ( l’expression est bébéte mais me tend les bras) Didier Desbois a apporté tout au long de la soirée au saxo alto et à la clarinette son swing intense, sa belle sonorité et son adéquation permanente au spectacle.


de gauche à droite : Carl Schlosser, Benoit Ribière, Didier Desbois, Julien Brunetaud,
Nicole Rochelle, Julie Saury,Bruno Rousselet, Jean-Baptiste Gaudray (Ph: Noëlle Ribière)


BENOIT RIBIERE, CARL SCHLOSSER ET FRANCIS GONZALEZ
à ce même concert

Et ce spectacle s’ouvrait sur un « hors-programme » inattendu, puisque concocté par les membres du HCMO à l’insu de son président, pour le 25ème anniversaire de l’association.

 

On peut dire que cette première partie préparait sérieusement le terrain à N&K ! Quel swing, là aussi ! Quel dynamisme ! Avec l'orgue hammond de Benoît Ribière, on était vraiment au fond du fond de ces petits combos noirs tel ceux de Wild Bill Davis, Jack McDuff, Bill Doggett qui ravageaient (au bon sens du terme) les petites boîtes de Harlem ou du Village, dont ils faisaient s’écrouler les murs, avec à leur tête les organistes précités et au saxo-ténor, les Carl Schlosser de l’époque qui avaient nom « Lockjaw »Davis ou Willis  Jackson.

 

Francis Gonzalez est le batteur rêvé pour ce type de formation préoccupé de swinguer avec fermeté, ténacité, sans fioritures inutiles, avec ce côté souple mais implacable des Jo Jones ( son maitre ) ou Sam Woodyard. Bref, une première partie décoiffante bien dans l’esprit de la soirée.